J’aimerais maintenant vous parler des difficultés que peuvent rencontrer les prestataires (graphistes, metteurs en page…), lors de la conception d’une plaquette, brochure, journal, dépliant…notamment lors de la phase de récolte du contenu (textes, photographies, illustrations).

Il ne s’agit là que de mon expérience de graphiste freelance mais il me parait utile d’en parler parce que je sais très bien qu’elle touche tous les prestataires à un moment donné ou à un autre.

La problématique des images : la haute résolution

Qu’est ce que la résolution, la taille et la dimension d’une photo ?

La dimension d’une image, en pixels, correspond à la largeur et hauteur que votre image occupe sur votre écran.
La taille d’une image, en cm ou en pouces, correspond à la taille du document une fois imprimé. Elle s’exprime en cm ou en pouces.
La résolution d’une image est ce qui lie la taille à la dimension. Cela correspond à la quantité de pixels qu’il y a sur une surface donnée. Cette valeur s’exprime en ppp ou dpi. Plus cette valeur est élevée, plus la densité de pixels est importante et plus il y aura de détails.

Des images en très basse résolution

La problématique des images est extrêmement fréquente et très handicapante pour la poursuite du projet. Les clients n’ont souvent absolument aucune idée de l’impacte de leurs médiocres photos sur leur document censé faire paraître l’élégance, la qualité et le sérieux de leur entreprise. Étonnant non ?

En effet il faut avoir un brin de connaissance de l’image pour savoir que :

  • la taille de chaque image doit être importante pour qu’une fois passée en 300 dpi elle soit de taille respectable,
  • il faut utiliser la meilleure résolution disponible pour obtenir une photo plus grande,
  • plus votre photo sera de basse résolution, moins elles sera nette et riche en détails et plus il sera difficile de l’agrandir,
  • attention au flou de bougé lors de la prise de vue.

L’utilisation du smartphone

Le smartphone remplace difficilement un appareil photo expert, mais il peut photographier à tout moment, en tout lieu et c’est bien pour cela qu’il est utilisé dorénavant majoritairement.
Ses avantages sont nombreux ainsi que ses inconvénients : léger, toujours dans la poche, partage facile et rapide avec son réseau, en contrepartie de réglages insuffisants, de petits capteurs (plus le capteur sera grand, plus la quantrtié de lumière nécessaire pour obtenir une photo exploitable sera faible), de focale fixe et d’un Autofocus inexistant sur beaucoup de modèles.

Pour avoir une bonne qualité d’image, il est impératif que la photo ne soit pas floue

Plaquez votre avant-bras le long du corps au moment de déclencher.

Oubliez le zoom

Le zoom de votre smartphone est complètement numérique. Le résultat est donc médiocre. Il faut donc impérativement se rapprocher de son sujet avec les jambes.

Les textes : rédactionnel, grammaire et orthographe

Parfois la qualité désastreuse des textes, tant sur le plan orthographique, grammatical que »coquillesque », handicape lourdement le projet et fait perdre du temps sur le planning.

La solution ? Il n’y en a pas vraiment mais il y a certaines règles à appliquer.

Tout d’abord prévenir le client, en amont du projet, que la prestation ne débute qu’à réception des textes définitifs et passés à la moulinette de son correcteur orthographique préféré.

Informer également que la prestation inclus x corrections ou x sessions (PDF) de corrections pour éviter les innombrables aller-retour qui n’en finissent pas.

Il faut être clair, un prestataire n’est pas responsable de la qualité des textes de son client. Par contre, il est du devoir du prestataire d’informer le client s’il voit des choses anormales, et le conseiller sur ce qu’il devrait faire mais à aucun moment (hormis si prévu dans le devis sur demande du client), le graphiste ou l’agence de communication ne doit porter la responsabilité de la qualité des contenus du client.